Les métiers de la route

Publié le 27/01/2015 // Modifié le 04/03/2026

On entend régulièrement parler de pénurie dans les métiers commerciaux, de l’enseignement ou médicaux. La situation dans le secteur des transports et de la logistique est moins souvent mentionnée. Pourtant, les places de chauffeur routier faisaient partie du trio de tête des postes les plus difficiles à pourvoir en France.

Un problème désormais global

L’étude Manpower le confirmait en 2013 : les candidats pour les métiers de la route se font de plus en plus rares. La pénurie était notoire dans l’Hexagone depuis une dizaine d’années, mais les chiffres deviennent alarmants. L’étude notait en effet la pire augmentation depuis avant la crise économique et financière, et ce à la fois dans les pays toujours en proie à la récession comme dans les pays en reprise.

L’IRU (union internationale des transports routiers) voit plusieurs causes à ces difficultés de recrutement : d’une part le manque de main d’oeuvre qualifiée et une dégradation des conditions de travail (manque de respect, réglementation inadéquate, rémunération insuffisante, etc.), d’autre part des conditions politiques qui créent des tensions entre les acteurs du transport et les gouvernements. En France, on pointe notamment du doigt l’écotaxe. Environ 15.000 projets de recrutement de chauffeurs routiers apparaissent chaque année dans les fichiers de Pôle Emploi. Le renouvellement ne se fait plus et la main d’oeuvre vieillit.

Au Canada par exemple, le directeur du comité sectoriel de main d’oeuvre de l’industrie des transports estime qu’on pourrait manque de 30.000 chauffeurs routiers à l’horizon 2020 !

Des solutions innovantes à travers le monde

Dès 2006, la situation était préoccupante pour certaines entreprises comme les transports Calberson. Adecco le rapporte sur son site : comme d’autres entreprises du secteur de la messagerie le client éprouvait de grandes difficultés à recruter des conducteurs. L’agence prit alors le taureau par les cornes et décida de proposer des contrats de professionnalisation à des intérimaires pour la saison suivante. Des entretiens avec plus de 160 candidats ont permis de présenter quatre personnes à Calberson, qui remplit les trois postes à pourvoir. Ces personnes furent ainsi formés dès janvier 2007 pour travailler l’été.

Nos cousins Canadiens ont réagi avec la créativité qu’on leur connaît. Stages de terrain et interventions sont organisés en partenariat avec les entreprises du secteur afin de mieux faire connaître le métier de conducteur routier. Des championnats de chauffeur de poids lourds ont même vu le jour, comme celui organisé par l’Association de camionnage du Québec.

En Belgique, où plus de la moitié des 80.000 salariés des entreprises de transport et logistique a plus de 45 ans, on s’est occupé de renforcer la formation professionnelle à l’école, mais aussi pour les adultes, et à tous les niveaux. Il s’agit en effet de pourvoir les entreprises en responsables logistiques diplômés capables de formuler des solutions créatives. Les métiers du secteur se complexifient et les entreprises cherchent à réduire les coûts pour rester compétitives.

Les nouveaux arrivants dans le secteur devront réinventer bien des choses. Une époque intéressante pour les intérimaires qui cherchent leur voie !

On entend régulièrement parler de pénurie dans les métiers commerciaux, de l’enseignement ou médicaux. La situation dans le secteur des transports et de la logistique est moins souvent mentionnée. Pourtant, les places de chauffeur routier faisaient partie du trio de tête des postes les plus difficiles à pourvoir en France.

Un problème désormais global

L’étude Manpower le confirmait en 2013 : les candidats pour les métiers de la route se font de plus en plus rares. La pénurie était notoire dans l’Hexagone depuis une dizaine d’années, mais les chiffres deviennent alarmants. L’étude notait en effet la pire augmentation depuis avant la crise économique et financière, et ce à la fois dans les pays toujours en proie à la récession comme dans les pays en reprise.

L’IRU (union internationale des transports routiers) voit plusieurs causes à ces difficultés de recrutement : d’une part le manque de main d’oeuvre qualifiée et une dégradation des conditions de travail (manque de respect, réglementation inadéquate, rémunération insuffisante, etc.), d’autre part des conditions politiques qui créent des tensions entre les acteurs du transport et les gouvernements. En France, on pointe notamment du doigt l’écotaxe. Environ 15.000 projets de recrutement de chauffeurs routiers apparaissent chaque année dans les fichiers de Pôle Emploi. Le renouvellement ne se fait plus et la main d’oeuvre vieillit.

Au Canada par exemple, le directeur du comité sectoriel de main d’oeuvre de l’industrie des transports estime qu’on pourrait manque de 30.000 chauffeurs routiers à l’horizon 2020 !

Des solutions innovantes à travers le monde

Dès 2006, la situation était préoccupante pour certaines entreprises comme les transports Calberson. Adecco le rapporte sur son site : comme d’autres entreprises du secteur de la messagerie le client éprouvait de grandes difficultés à recruter des conducteurs. L’agence prit alors le taureau par les cornes et décida de proposer des contrats de professionnalisation à des intérimaires pour la saison suivante. Des entretiens avec plus de 160 candidats ont permis de présenter quatre personnes à Calberson, qui remplit les trois postes à pourvoir. Ces personnes furent ainsi formés dès janvier 2007 pour travailler l’été.

Nos cousins Canadiens ont réagi avec la créativité qu’on leur connaît. Stages de terrain et interventions sont organisés en partenariat avec les entreprises du secteur afin de mieux faire connaître le métier de conducteur routier. Des championnats de chauffeur de poids lourds ont même vu le jour, comme celui organisé par l’Association de camionnage du Québec.

En Belgique, où plus de la moitié des 80.000 salariés des entreprises de transport et logistique a plus de 45 ans, on s’est occupé de renforcer la formation professionnelle à l’école, mais aussi pour les adultes, et à tous les niveaux. Il s’agit en effet de pourvoir les entreprises en responsables logistiques diplômés capables de formuler des solutions créatives. Les métiers du secteur se complexifient et les entreprises cherchent à réduire les coûts pour rester compétitives.

Les nouveaux arrivants dans le secteur devront réinventer bien des choses. Une époque intéressante pour les intérimaires qui cherchent leur voie !

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