Intérim : le secteur veut séduire les PME

Intérim : le secteur veut séduire les PME

Publié le 04/07/2016 // Modifié le 09/08/2018

Le secteur du travail temporaire est toujours en pleine évolution. Il faut s’adapter au marché du travail qui lui-même est sujet aux variations d’une économie capricieuse. Dernière mutation en cours : les nouveaux venus qui cherchent à se lancer en franchise avec une enseigne d’intérim devront s’intéresser aux PME.

De nouveaux modèles prêts à révolutionner le travail temporaire

En 2016, les moyens et les besoins se conjuguent pour créer de nouvelles façons d’envisager l’intérim. Profitant à la fois de l’existence des technologies dématérialisées et des besoins en flexibilité des nouvelles entreprises de la « netéconomie », des start-ups innovantes se lancent sur le marché. La société française Gojob, par exemple, se positionne depuis le mois de février dernier comme un « fournisseur de travail ». Les internautes créent un profil insistant sur leurs qualités personnelles et leur expérience plutôt que sur leur formation. Pas besoin de CV : on clique sur « Je veux bosser ! » et on est mis en relation avec des petites entreprises qui ont des besoins ponctuels de main d’œuvre. La commission est faible et le salarié gagne mieux sa vie : tout le monde s’y retrouve.

Dans la même idée, Randstad Direct est un service créé par le numéro 2 des ressources humaines au monde, le Hollandais Randstad. Ici, on cherche à dématérialiser l’intérim, tout en s’adressant aux PME. Pas de formulaires compliqués à remplir, il suffit de mettre une fiche de poste en ligne, en cochant les compétences requises, et le site trouve immédiatement des candidats (validés en agence, au nombre de 80.000), et ce à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. En complément, l’application mobile Pocket Coach aide les demandeurs d’emploi à s’auto-évaluer et à postuler pour les bonnes annonces.

Une meilleure croissance auprès des PME

Pour Randstad Holding, un tel investissement a du sens, car l’enjeu est de taille. Les grands groupes ne font plus autant recette qu’autrefois, et la vitesse de croissance sur le segment des PME est plus intéressante. Si on regarde les chiffres de Prism’emploi, ce développement du segment de marché PME pourrait être en partie responsable de la reprise des effectifs de travailleurs temporaires. Après un repli de trois ans, ceux-ci gagnaient en effet près de 6 points en mars 2016 par rapport à l’année dernière.

Et cela ne fait que commencer. Les PME éprouvent de plus en plus de difficultés à recruter (64 % d’entre eux d’après une étude Ipsos) et le réflexe de passer par l’intérim n’est pas encore universellement acquis. Les chefs d’entreprise commencent à peine à réaliser que le travail temporaire ne concerne plus seulement le bâtiment ou la logistique. Le tertiaire et les services ont tout à gagner à recourir aux enseignes d’intérim. Mais pour répondre aux besoins de ces PME, il faut s’adapter.

Les grands acteurs de l’intérim comme Manpower, Adecco et Randstad ont beau conserver leur place de leader, force est de constater qu’ils perdent du terrain face aux enseignes plus actives sur le marché des PME. C’est le moment ou jamais de se lancer dans le secteur !

Le secteur du travail temporaire est toujours en pleine évolution. Il faut s’adapter au marché du travail qui lui-même est sujet aux variations d’une économie capricieuse. Dernière mutation en cours : les nouveaux venus qui cherchent à se lancer en franchise avec une enseigne d’intérim devront s’intéresser aux PME.

De nouveaux modèles prêts à révolutionner le travail temporaire

En 2016, les moyens et les besoins se conjuguent pour créer de nouvelles façons d’envisager l’intérim. Profitant à la fois de l’existence des technologies dématérialisées et des besoins en flexibilité des nouvelles entreprises de la « netéconomie », des start-ups innovantes se lancent sur le marché. La société française Gojob, par exemple, se positionne depuis le mois de février dernier comme un « fournisseur de travail ». Les internautes créent un profil insistant sur leurs qualités personnelles et leur expérience plutôt que sur leur formation. Pas besoin de CV : on clique sur « Je veux bosser ! » et on est mis en relation avec des petites entreprises qui ont des besoins ponctuels de main d’œuvre. La commission est faible et le salarié gagne mieux sa vie : tout le monde s’y retrouve.

Dans la même idée, Randstad Direct est un service créé par le numéro 2 des ressources humaines au monde, le Hollandais Randstad. Ici, on cherche à dématérialiser l’intérim, tout en s’adressant aux PME. Pas de formulaires compliqués à remplir, il suffit de mettre une fiche de poste en ligne, en cochant les compétences requises, et le site trouve immédiatement des candidats (validés en agence, au nombre de 80.000), et ce à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. En complément, l’application mobile Pocket Coach aide les demandeurs d’emploi à s’auto-évaluer et à postuler pour les bonnes annonces.

Une meilleure croissance auprès des PME

Pour Randstad Holding, un tel investissement a du sens, car l’enjeu est de taille. Les grands groupes ne font plus autant recette qu’autrefois, et la vitesse de croissance sur le segment des PME est plus intéressante. Si on regarde les chiffres de Prism’emploi, ce développement du segment de marché PME pourrait être en partie responsable de la reprise des effectifs de travailleurs temporaires. Après un repli de trois ans, ceux-ci gagnaient en effet près de 6 points en mars 2016 par rapport à l’année dernière.

Et cela ne fait que commencer. Les PME éprouvent de plus en plus de difficultés à recruter (64 % d’entre eux d’après une étude Ipsos) et le réflexe de passer par l’intérim n’est pas encore universellement acquis. Les chefs d’entreprise commencent à peine à réaliser que le travail temporaire ne concerne plus seulement le bâtiment ou la logistique. Le tertiaire et les services ont tout à gagner à recourir aux enseignes d’intérim. Mais pour répondre aux besoins de ces PME, il faut s’adapter.

Les grands acteurs de l’intérim comme Manpower, Adecco et Randstad ont beau conserver leur place de leader, force est de constater qu’ils perdent du terrain face aux enseignes plus actives sur le marché des PME. C’est le moment ou jamais de se lancer dans le secteur !

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